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Un nouveau concept ?

Cet après midi, entre un rendez vous chez le coiffeur (je ne suis pas une vraie rousse haha !) et l’achat de fleurs dans les cheveux (ma date de péremption pour les fleurs dans les cheveux risque d’arriver bientôt, j’en profite), je suis passée voir une boutique dont Miss Sunalee m’avait parlé. Les chaussures Noë m’intéressaient peu, à vrai dire, parce que j’avais déjà commis mon abominable forfait la veille. (voir post précedent). Par contre, les robes de la marque Fever étaient bien alléchantes. Couleurs vives et imprimés fleuris, je suis faible. Surtout quand on m’aguiche avec une belle nuance de vert.

Par contre, déception quand je les vois en vrai : les tissus sont très très décevants. Beaucoup de synthétique et pour des robes de printemps été, ce n’est vraiment pas une bonne idée : ça tient trop chaud, ça gratouille, ça fait transpirer, et même…Amis du glamour, voici le dicton du jour « Polyamide en été, catastrophe olfactive assurée. »

Mais je trouve quand même une bien jolie robe (verte, quel hasard) à essayer et me dirige vers l’unique cabine du magasin. L’intérieur est assez grand, ce qui agréable, et change des box à rideaux…Le seul petit détail…Y’a pas de miroir. J’aime pas du tout les cabines ou on doit sortir pour se regarder en face. Déjà, ça me fait faire la moue.

J’essaie la robe, et la taille semble correcte, à peu près. Mais comme j’ai le fessier conquérant, je veux vérifier qu’elle ne remonte pas trop derrière (parce que sinon je passe ma vie à tirer sur ma robe. Mais ça ne la rallonge pas. En plus, j’ai l’air un peu conne en faisant ça. Bon, va falloir sortir. En chaussettes, you-pi. (parce que les derbies plates imprimées léopard, comment dire ? ça n’allait pas trop). J’entr’ouve la porte. Pas de miroir en face. Rien à gauche. Rien à droite. C’est bien embêtant. Un vendeur étant tout près, je l’interpelle.

-Bonjour, il n’y a pas de miroir pour les essayages ?
-Si . me répond-il. La bas, à gauche entre les deux portants de vêtements.

A l’autre bout du magasin. Alors que quatre ou cinq filles attendent leur tour, et passent le temps comme elles peuvent. Et que je suis en chaussettes. Avec une robe qui me boudine peut être et laisse voir une quantité non homologuée de cuisse . J’ai ma dignité, moi monsieur.

- Oui, mais c’est un plaisir de sortir se regarder quand on essaie une jolie robe. rajoute ce charmant monsieur, voyant probablement ma mine déconfite.
- Alors là, pas possible ! fut le cri du coeur.

Et vraiment, ça m’a coupé l’envie d’acheter la robe en question. C’est un nouveau concept, le miroir à l’autre bout du magasin ? C’est pour qu’on soit tenté d’acheter une paire de chaussures au passage en allant se regarder ? En tous cas, c’est un concept qui ne me donne pas envie d’acheter. (et mon compte en banque me remercie..). Qui a envie de faire trois ou quatre aller retours dans un magasin bondé pour essayer des fringues ?

Shopping ….Compensatoire ?

On est bien d’accord, ça ne résout pas les problèmes, et même pas du tout. Mais quand même, il arrive un stade ou une fille intelligente et raisonnable  se rend compte que là, c’est le moment de se faire plaisir, et la tout de suite parce qu’elle l’a bien mérité. (Je n’ai pas débarqué chez le prestataire qui a saboté mon boulot avec un lance flammes géant pour exprimer toute mon intense désapprobation : ça mérite récompense, je trouve ! )

C’est le moment ou on se dit qu’il est temps d’aller voir s’il reste du 39 dans la paire de chaussures qu’on reluquait depuis un bon mois et se dire, oui, mes petites, je vous ramène à la maison. Parce qu’il n’y a quand même rien de mieux que des chaussures rouges à talon, parfois…(et j’ai aussi acheté un petit vernis à ongles, oui, je sais…)

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Lecture d’un bon gros pavé..

Ces jours ci, j’étais à la maison, en train de tousser comme un vieux débris, et entre la visite régulière de sites tout pourris de gâteaux affreux, et vidéos en tous genre, j’en ai profité pour avancer dans la lecture de Reamde, le dernier roman de Neal Stephenson.
C’est un auteur que j’aime habituellement beaucoup (Cryptonomicon est très certainement dans mon top 10 ) et j’etais donc assez alléchée. Sans vouloir en dire trop (pas pour une raison de spoilers, mais de note à rallonge et indigeste), ce livre traite de ce qui commence comme une escroquerie dans un jeu type MMORPG appelé T’rain, mais bien évidemment rien n’est aussi simple.

Le récit bondit des Etats Unis au Canada, à la Chine, aux Philippines, à Londres, et nous fait rebondir sans pitié entre des personnages aussi divers que hackers, ex militaires, espions, capitaines d’industrie ex-contrebandiers, mafia russe et islamistes. Et malheureusement, le livre m’est un peu tombé des mains. Je m’explique.

J’ai trouvé passionant le premier tiers du livre, sur la mise en place des systèmes économiques du jeu, leurs acteurs, la dynamique globale du jeu, et le déclenchement de « Reamde ». Ensuite, après un passage tout en pyrotechnie, les personnages se séparent, et le livre ne devient plus qu’une course poursuite frénétique entre les différents groupes de personnages qui bondissent en tous sens. Chine, Taiwan, Philippines…Je n’ai rien contre les scènes d’action bien menées, au contraire mais…

Ce qui m’a le plus ennuyée, c’est que malgré la longueur du livre et d’abondantes descriptions, les personnages ne sont qu’effleurés, à part quelques personnages secondaires un peu plus attachants. Les autres sont assez steréotypés (Le comptable véreux, le mafieux russe qui pète un plomb, les islamistes clonés, le petit copain pleutre et veule …Qui sont-ils ? D’ou viennent-ils, et pourquoi sont-il là, on ne sait pas trop. )
Là ou dans Cryptonomicon, les scènes d’action s’inscrivaient vraiment dans une intrigue plus vaste, ici, elles n’ont pour objectif que la survie des personnages, d’ou le coté un peu frénétique et lassant.

J’ai à ma grande honte, laissé tombé le livre vers la page 750, et le reste, je l’ai parcouru ( Canada, Idaho, courses poursuites, bad guys, good guys, deuxième amendement, flingues, flingues et animaux. ) pour arriver à la fin. Et la partie concernant le jeu a été un peu trop négligée à mon gout, car une guerre pour le moins originale fait rage dans le jeu : non pas entre le bien et le mal, mais entre les « Forces of Brightness » et la « Earthtone Coalition », basée sur l’apparence des personnages.

J’ai été déçue de ne pas être arrivée à aimer, mais ça m’a donné envie de relire Cryptonomicon…Si vous êtes amateurs du genre, des films d’action, de jeux, ne boudez pas votre plaisir et tentez le coup. Personnellement, j’a préféré « Halting State » de Charles Stross, sur un thème assez proche.

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La Belgique, cet eldorado…

Ceux qui me connaissent auront compris qu’une touche d’ironie se loge dans ce titre. En fait, malheureusement, la Belgique est une sorte de trou-du-cul-du-monde des plans marketing. J’aime défendre les grandes causes sur mon blog. Mais en fait, dès que j’apprends qu’une nouveauté en matière cosmétique va sortir, puisque c’est le sujet du jour, je ne la cherche même pas en Belgique.

Nan, soit je déplace mon précieux séant à Lille, soit j’appelle la base arrière. Et quand j’ai le malheur d’aller demander quelque chose dans une parfumerie locale, en général les vendeuses me regardent avec l’air d’une poule devant une fourchette. C’est un peu navrant à la fin. Je dois faire un effort pour ne pas soupirer et passer pour une cliente connasse (parce que si on leur dit rien, fatalement elles vont pas savoir.) et elles me regardent en général comme un emmerdeuse qui ne sait pas ce qu’elle raconte.

La semaine dernière, chemin faisant dans Miniville, je rentre dans une parfumerie (parce que j’ai filé mon tube de BB crème Erborian à Queen Mum, parce que j’aurais bien testé la version de chez Clinique.). Et j’ai donc benoîtement demandé ou elle était parce que je ne la voyais pas. Grand, grand, moment de silence et incompréhension. Mais c’est quoi une BB crème ? Ah c’est un fond de teint ? (non pas tout à fait). Ah mais nous on vend pas ça. Et même la jeune fille qui revenait de sa formation produits n’en avait jamais entendu parler…Elle m’a dit que c’était un produit qui n’avait du sortir que pour la France (mais bien sur. C’est cela oui..)

Bon, les marques, vous savez qu’il y a des clientes solvables en Belgique, quand même ? Deja qu’on se tape des chaines de parfumeries aux concepts antdiluviens… Parfois, ce serait pas mal de vous rappeller que l’endroit existe, qu’on a l’eau chaude, l’internet, et que même qu’on met autre chose que des sabots aux pieds et du saindoux sur le museau ? Même que oui, les gens suivent les tendances, je sais, c’est incroyable mais oui !

(Ok, on peut faire des orgies de vernis Essence. Mais tout de même…)

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Vive la pâtisserie libre !

La patisserie cucul nous a envahis. Une preuve de plus que je suis passée du coté des vieilles connes qui ne comprennent plus rien aux tendances. Passe encore qu’on me dise que je serais siiioublime en slim vert, ou léopard, ou peau de loutre. Là ou ça commence à m’embêter, c’est quand la tendance commence à me dire ce que je dois manger. Surtout en matière de pâtisseries.

(et ne me lancez pas sur le sujet de la verrine, déjà dépassée, merci mon dieu, je serais capable de râler pendant des heures sur cette invention démoniaque. Du yaourt et des miettes de spéculoos Lotus pas bon dans un verre à liqueur, ça ne devient pas un dessert. ça reste du yaourt et des miettes de biscuits)

Je n’ai même pas encore commencé ma note que je digresse déjà. Alors, autant dire que je n’aime pas la mode en cuisine. Et je n’aime pas les ardoises non plus. C’est peut être à la mode, mais ça crisse ignoblement quand on essaie de couper sa nourriture dessus. Et je n’aime pas les assiettes avec des formes à la con non plus. J’ai réussi péniblement à accepter les assiettes carrées, si elles sont bien carrées, là on me sort maintenant des horreurs hybrides et triangulaires.

Enfin, revenons à nos moutons. J’ai déjà crié ma grande frustration au sujet du cupcake. Le cupcake, c’est un peu le chef de file d’une nouvelle catégorie de nourriture. Celle qui ne sert pas à être mangée. Celle que je trouve moi même très jolie, mais qui m’arrache toujours le même commentaire « ça se mange vraiment le truc bleu? » Non, il y a toute une vaste catégorie de préparations culinaires qui servent juste à :

- être un défouloir pour les pulsions artistiques du pâtissier. (ça pique un peu les yeux )
- être pris en photo avec Instagram

J’ai nommé les cake pops, les rainbow cakes, pour n’en citer que quelques uns..(et je ne vous parle même pas du pop corn au chocolat blanc et caramel, ou des cupcakes avec un pilon de poulet posé dessus. Il m’a rappelé le macaron au paté qu’on aurait voulu créer avec ma soeur. Pour le rendre plus popu, plus démocratique, moins princesse)

En aucun cas, ça ne sert à être mangé, parce que si ça peut être joli, ça n’a qu’une saveur : sucré, sucré, et encore sucré, parce que faut traverser le demi centimètre de glaçage. Haut les coeurs !

Mais comme je ne critique pas sans connaitre (ou pas trop souvent. On peut être râleur et avoir une certaine honnêteté intellectuelle), j’ai voulu essayer les cake pops.  Je me suis dit : une petite bouchée de gâteau enrobée de chocolat, ça ne doit pas être si mal non ?

Et vu que j’avais trouvé à Maastricht le « matériau d’enrobage »…En anglais, ça s’appelle « Candy Melt« , je ne connais pas l’équivalent en français. Dedans : de la graisse de palme, du sucre, de la vanilline, du colorant. (je l’ai acheté en vert, la nuance était ravissante). Miam, n’est ce pas ?

J’ai donc émietté ma génoise, ajouté du liant (au choix, du beurre, du nutella, du caramel, du glaçage) Moi j’avais pris l’option nutella.  Roulé quelques boulettes de gâteau, puis après avoir planté un petit bâton dedans, plongé dans le « chocolat » fondu.
Et bien mes amis, moi qui n’aime pas le sucré à outrance, mais c’est dégueulasse. Comment peut-on manger un truc si sucré ? Quel intérêt de faire une pâtisserie avec 30% de pâtisserie et 70% de décoration ?

Je suis peut être un peu fruste, mais je préfère nettement un gâteau qui ressemble juste à un gâteau et ravit mes papilles, et bon, qu’une conconction pompeuse, et colorée qui n’aurait que le gout d’amidon et de sucre de son glaçage.

Sur ce, je retourne à mes muffins moches, mais somptueusement cacaotés et dopés à la ganache…

Le livre numérique va-t-il tuer le papier ? *

* Je ne suis pas peu fière de mon titre assez putassier et racoleur, et qui n’a pas grand chose à voir avec le contenu de la note, ceci dit.

Alors, la liseuse, cet etrange animal ? J’entendais parler du Kindle depuis un bon moment avec une certaine indifférence. Je n’aimais pas le design de la chose, déjà, je préférais ne pas acheter un produit lié et developpé par Amazon. Donc, je voyais ça avec un intéret lointain, jusqu’a ce qu’en bon mouton, je m’intéresse à celui que Miss Sunalee avait choisi chez Sony. (beaucoup plus joli que le Kindle ! ). L’intéret n°1 de cet appareil pour moi, ce n’était pas de remplacer les livres : j’aime trop ça. J’aime l’odeur de l’encre, et le toucher du papier. J’aime feuilleter mes livres, et les commencer par la fin si ça me chante. J’aime les entasser, les ranger, les relire…

Mais quand je pars en vacances, j’en avais vraiment marre de devoir embarquer 10 kg de bouquins dans ma valise (parce que vu le poids ridicule qu’on peut embarquer, c’est livres ou ptites culottes de rechange, c’est ça ? ). Sans compter la crainte de tomber à court de lecture pendant mes vacances. L’horreur. (Au comble du désespoir, il y a deux ans, j’ai lu un Guillaume Musso, abandonné dans un guesthouse sudafricain. Même avec une insolation, j’ai vraiment pas trouvé ça à mon gout. On notera mon admirable réserve. Par contre, je digresse encore en disant que j’aime bien le principe de déposer des livres dans des guesthouses. En général, il y a une bibliothèque, et on peut se servir, à condition de laisser autre chose en échange). Mais là, avec mon joujou, c’est FI-NI. Plus jamais a court de lecture, et si j’ai envie de passer ma journée à lire sur une plage, je ne dois plus m’inquiéter de l’état des stocks. (Certains jours, je maudis la prof qui nous avait formés à la lecture rapide. Elle a signé ma ruine ce jour la. ) J’ai de la lecture dans le train, dans le bus, dans un salon de thé, partout ! Et quand on est une droguée de la chose écrite dans mon genre, c’est le bonheur.

L’écran est tactile, c’est assez pratique, même si je ne suis pas trop douée (je selectionne toujours le mot à coté), et le confort de lecture est là. C’est infiniment plus agréable qu’un écran rétroéclairé. On peut régler luminosité, contraste et taille de la police de caractère (très pratique pour lire des fichiers pdf). J’ai l’impression de jouer avec un Telecran pour adultes chaque fois que je change de page. Il est léger, et le format se loge facilement dans une main.

Mais me direz vous, chère Maryse, cette merveille a-t-elle des points négatifs ?

Alors, je dirais, et j’enfoncerai une porte ouverte que tout agréable que cette innovation soit, ce n’est pas un livre. C’est un accès au contenu sans le contenant. Ce n’est pas aussi agréable qu’un livre, ça ne sent rien du tout, ça ne fait pas de bruit, ça n’a pas de jolie couverture, ça ne se feuillette pas, et ça ne porte pas les marques habituelles d’un livre qu’on a beaucoup aimé et relu. D’ailleurs, pour moi, ça n’a pas vocation à remplacer le *vrai* livre et j’en achète toujours autant. Par contre, tout ce qui est lecture légère (genre chick lit et bit lit), je n’aurai aucun scrupule à les passer en numérique. Pour beaucoup, les couvertures sont si moches que c’est tout juste si j’ose lire ça en public.

J’allais aussi parler du prix du livre numérique, et j’avais parlé d’amortissement, economies d’echelle, cout marginal, couts fixes de production, transport et couts de stockage. Parler d’industrie sur mon blogounet, une grande première, j’avais pourtant dit que jamais jamais jamais. Mais en fait, ça en discute entre professionnels de ces métiers là chez Armalite, donc je vous renvoie la bas pour plus de précisions. Juste en disant que si le livre numérique se maintient au prix d’un livre de poche, ça me donne très envie de privilégier l’edition papier après tout.

D’un autre coté, je ne vais pas payer deux fois non plus. Pour un livre à peine sorti, je comprends une différence de prix. Pour un livre un peu plus ancien, il est raisonnable de penser que les couts fixes de production du livre ont déjà été amortis par la production de l’edition « physique » et que donc pour l’edition numerique, on ne doit plus intégrer les heures machines de production, les salaires du personnel pilotant les machines, le stockage, le transport vers les différents dépôts puis distributeurs…

Bref, c’est un sujet dont je ne veux pas déposséder  les professionnels de ces métiers (  je suppose que le flux de production d’un livre n’est pas extraordinairement différent d’un sac de clous, pour schématiser, mais je préfère ne pas m’avancer. )

En clair : je suis contente de mon achat.

Merde, les blogs et les chatons !

Un long  week end sans notes. Si la prédiction d’Armalite s’est réalisée, il doit manquer des blogs et des chatons quelque part…C’est l’épidemie là ou je travaille, et mon système immunitaire lutte vaillament (enfin, disons qu’il fait ce qu’il peut). Le chat m’empêche de faire la sieste en plus.( me marcher sur la tête, c’est nettement plus drôle). Donc, je m’effondre comme une vieille (crotte) sur le canapé, et à part m’endormir 2 minutes après le début d’un quelconque épisode de serie…

Ah, si hier soir j’ai eu le temps de faire les ongles d’une main ( avec le bleu Peacock d’American Apparel, et une couche du top coat holographique Essence) et puis je me suis endormie avant de faire l’autre. Devant Sherlock Holmes, misérablement vers 21h30. Ma bonne dame, l’âge me rattrape. Demain, je tente de faire l’autre main, et je vous parle de la liseuse qui était censée m’aider à tenir en respect la prolifération livresque chez moi, mais en fait pas du tout.

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Snob, mais …

A me lire, on pourrait penser que je suis une infâme snob qui passe son temps à répondre aux mails de la police de la mode et du bon ton. Mais non. Même si j’ai un penchant pour les produits Kiehls qui sont odieusement trop chers, et que mon budget cosmétiques mensuel est …dodu dirons nous, ça ne m’empêche pas de m’enthousiasmer pour des produits dans toutes les gammes de prix.

Surtout en ce qui concerne les vernis. Je suis en général très contente des vernis Catrice, Essence, ou même certains de chez H&M. Maintenant, quand je craque pour un vernis OPI, j’ai l’impression de faire sauter la banque. Et la semaine dernière, je suis tombée sur un dupe très crédible du Péridot de Chanel. C’est le  « Genie in a bottle », de la nouvelle collection. Nouveau pinceau plus pratique, opaque en deux couches, et tenue très raisonnable, je suis bien contente de m’etre laissée tenter.

Et vu que je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin, j’ai décidé de tester les rouges à lèvres « Ultimate color » : crémeux et assez pigmentés. J’ai choisi un orangé avec une pointe de rouge, le « Go Juicy ».  Mon avis : une belle couleur bien pigmentée, une tenue la aussi tout à fait raisonnable (dans la lignée de mon Rouge Allure Chanel), et aussi un tube en métal assez lourd en main, et qui ne fait pas trop cheap.

Le bemol : je n’aime pas la forme du raisin tout pointu, mais là, c’est vraiment chipoter…A ce prix là, il y a des chances pour que je teste aussi le « Lobster Love« , un rouge rosé….

Demain, je vous parle encore de produits pas chers. (si, si !!)

Aujourd’hui, ronchonneries

Parce que je suis une petite vieille et une banlieusarde. Comprendre, quand je veux aller faire un tour à la capitale, je dois prendre la voiture ou le train, même si c’est pas loin. Et parfois, il m’arrive de vouloir sortir tard le soir, pour me prouver que non, je suis pas si vieille, et que même si j’ai passé la semaine à m’endormir comme un vieux machin à 22 heures, parce que le stress, ça fatigue, je peux avoir la forme le week end. J’ai donc houspillé sans pitié (soyons honnêtes) Miss Sunalee pour aller faire un tour chez M.Wong. (soirée exotica, c’etait alléchant ça ! ). J’avais entendu dire que la salle était vraiment belle, et quand j’ai une idée dans la tête, c’est pas dans le derrière qu’elle est.

Mais le probleme, c’est que ça commence à 23 heures, et que même si c’est appelé « bar », ben c’est pas un bar. Je vais en revenir à mes ronchonneries précédentes. Lorsque j’ai tenté les soirées burlesques à Bruxelles l’année dernière, elles ont été la source d’une abondante frustration parce que : ça commençait hyper tard. Et surtout ça commençait en retard. Très en retard. Le genre de retard qui donne envie de taper sur l’organisateur à grand coups de montre pour lui rappeler que l’heure, c’est l’heure.

Alors, là va falloir qu’on m’explique. Qui peut m’expliquer ce que je dois faire quand j’ai envie d’aller manger un morceau, et ensuite aller sortir mes jolies fringues ? Parce que le problème de Bruxelles, c’est que j’ai pas encore trouvé d’endroit sympa, ou je pourrais aller diner, disons vers 21h30, après avoir pris un verre ou deux ? La majorité ont une cuisine qui ferme à 22 heures..( et je ne parle pas du fritkot ou du kebab du coin, merci bien). Une fois que j’ai diné, je n’ai pas forcément envie d’aller trainer deux heures dans un café lambda bondé, pour me faire renverser une bière dessus. Ou boire du Perrier, parce que si je bois deux ou trois bières, je vais passer ma soirée à pisser, et les toilettes de bar, c’est pas que je sois spécialement chochotte, mais c’est quand même souvent particulièrement déguelasse ( ou alors c’est payant, et ça m’agace toujours en Belgique ça. J’ai payé l’entrée, j’ai payé mon verre. Je dois aussi payer pour soulager ma vessie malmenée par le houblon ?)

Alors ma grande question, c’est : ils disparaissent ou les gens ? Dans une faille spatio temporelle, le temps qu’il y ait un peu d’ambiance ? (parce que se dandiner avant deux heures du mat’ vous n’y pensez pas. On est de la night ou on l’est pas les gens ! )

Alors, vous allez me dire : ben ma grande fille, tu n’as qu’a diner chez toi, faire la vaisselle, mettre un peu de mascara, et hop, t’es partie ! Sauf que je suis vieille, et paresseuse. Moi, passé 22h30, sortir dans le froid et la pluie, et faire 20 bornes, ben je suis pas motivée du tout.

Je prends toutes les bonnes idées. Sauvez mes soirées !

(PS : et franchement, je vois pas l’intéret de mettre la musique à fond dans un bar désert. Au moins les gens pourraient passer le temps en bavardant le temps que ça se remplisse. Surtout que c’est bon pour les affaires. Parler, ça donne soif.)

A la découverte de la PAL…

Avant de tomber sur les blogs d’Armalite et Miss Sunalee, PAL, ça m’évoquait d’abord un concurrent du Canigou…Mais en fait, c’est une « Pile à lire ». Des livres no lus chez moi, c’était virtuellement inexistant. Des livres non lus entraient dans la maison, je les lisais, hop, affaire classée, au suivant ! Disons que la PAL ne devait jamais dépasser un ou deux bouquins à la fois.

Revenons un peu en arrière : moi, classifiée « boulimique de lecture » depuis que par malheur j’ai appris à associer les lettres ensemble. Je lis tout ce qui me tombe sous la main. Tout. Y compris la liste des ingrédients sur mon carton de jus d’orange le matin. Moi, donc, dans une maison pleine de livres, que je laisse allègrement trainer partout au grand désespoir parental. Dès que je retourne chez mes parents, des livres apparaissent aux toilettes. (C’était donc ça, la génération spontanée !). Mes grands parents habitaient au rez de chaussée de la maison familiale et avaient une bibliotheque bien fournie. Pour moi, le livre était donc une sorte de ressource inépuisable et abondante. D’ailleurs, j’ai beaucoup de souvenirs d’après midi d’été de lecture. Parce que déjà je trouvais qu’il faisait trop chaud pour faire autre chose. Et que les autres gosses de mon village, c’était pas mon truc (snob à 10 ans, déjà, je partais mal).

Je me souviens donc d’après midi paresseux, sur la balancelle du jardin, bien à l’ombre sous la glycine (parce qu’au soleil, ça ne va pas non ? Il fait quasi 40° en juillet dans le sud, vers 14h), avec une pile de bouquins et rien d’autre à faire que les remettre en place quand j’avais fini et en prendre d’autres. En fond sonore, cigales, bruits de piscines lointains qui me rendaient un peu envieuse, et Tour de France à la télé quand mes grand parents regardaient, à l’intérieur. Et de temps en temps, une expédition dans le congélateur pour aller piquer une glace.

Après j’ai grandi, j’ai acheté trop de bouquins, que ce soir avec mon mini budget d’etudiante, ou mon salaire plus confortable, mais le système était toujours le même : peu d’encours. J’achète des bouquins, je les lis. ( Si j’ai le temps et rien d’autre à faire, je peux y passer la journée.) D’ailleurs, voila pourquoi en vacances, j’ai toujours le terrible problème de « J’aurais jamais assez à lire pour toutes mes vacances ». Et tomber en rade de lecture pendant les vacances, c’est abominable ! Et pour Noel, je me suis laissée tenter par une liseuse (qui fera l’objet d’un post à part), qui me sauverait -enfin- de 10 kg de bagages supplémentaires à chaque voyage. Plus jamais de rupture de stock, une bibliothèque bien remplie dans un si petit objet, le bonheur, en fait. Et là, j’ai sombré dans le vice. J’ai donc rempli la bête plus vite que je pouvais lire, car je trouve souvent les intégrales des auteurs. Et je pousse même le vice à en lire plusieurs en même temps. Un le matin au petit dej, l’autre pendant ma pause dejeuner, encore un autre le soir..

Et….Voilà ! J’ai donc moi aussi une PAL maintenant ! ( Je ne dois avoir que 5 ou 6 livres à lire, mais bon, c’est deja énorme pour moi… ) Disons que celle là n’encombre pas trop, la quantité de cartons de livres lors du déménagement de l’année dernière était impressionante…