J’ai tenté une aventure de l’extrême samedi. Un truc qui m’a fait repousser toutes mes limites, exploser mon self control, et me dire que le mental fait tout.
Je suis allée me faire faire une manucure. Sachant que pour moi, c’est à peu près l’équivalent d’un concert de craies qui couinent en choeur sur un tableau. ( pour ceux qui craignent). J’ai une détestation profonde de la lime à ongle. Si quelqu’un se lime les ongles à coté de moi, ça me donne envie de taper. Si en plus c’est avec une lime en carton, ça me donne des envies de sang sur les murs.
Parce qu’avouons le, j’étais aussi vierge des ongles que je le suis toujours du sourcil. Oui, à mon age canonique je ne me suis jamais épilé les sourcils, et mes ongles, eh bien, je me contentais de les couper quand ils devenait trop longs. Et la forme, me direz vous ? La belle affaire, je les préfère très courts. J’adore les vernis de couleurs tout a fait improbables, mais sur ongles courts.
Bref, je digresse. Ayant lu ça et là sur la toile, qu’on ne déconne pas avec les ongles ( en gros, si on a l’ongle « wild », c’est NE-GLI-GE. Moi je pensais que c’était avoir les ongles en deuil et le vernis écaillé, mais soit.) je me suis dit que je pourrais peut être tenter le coup. Et peut être même y prendre goût, qui sait ?
J’ai donc pris rendez vous pour une manucure dans un endroit proooouuut de la capitale ou j’aime bien aller acheter de la cosméto de temps en temps, parce que . Parce qu’à y être, je me suis dit qu’il fallait faire péter le grand jeu. Donc rendez vous, après un tres bon massage.
La manucure est charmante, un peu ennuyée par mes histoires de limes à ongles, mais confiante qu’on va s’en sortir. Ils sont pas mal abimés par le froid, en plus, donc, elle les coupe avant de faire quelques essais. Finalement, c’est la lime en métal qui est la moins désagréable ( et pourtant, apparement, ce sont les pires pour les ongles) et le moment n’est pas si abominable. N’empêche que 10 ongles c’est long, et que le résultat est ma foi…anecdotique. ( ou alors je m’en fous, c’est bien possible aussi).
Par contre, par contre, quand elle attrape son petit outil en métal pour repousser les cuticules, là…Nom de nom, c’est nettement plus désagreable. (Dans mon échelle perso : largement au dessus de la visite chez le gynecologue, moins affreux qu’un détartrage chez le dentiste). Elle me vaporise un truc sur le bout des doigts, et oh…ça pique. Et si ça pique, c’est parce que ça saigne ! WTF ? Visiblement ça n’a pas l’air d’emouvoir la demoiselle qui me dit que ça va s’arrêter, et que ça saigne parce que j’ai appuyé sur mes doigts en faisant un SMS ( à Miss Sunalee en plus !).
Bref, la je commence à me dire, que mouiii. Pas mon truc, mais je peux pas partir comme ça non ?
Surtout que je comptais essayer un des vernis Deborah Lippman, pour voir s’ils valaient le coup. J’ai donc testé « Lady sings the Jazz » : un bleu nuit avec des paillettes argentées, très joli, avec un tres beau rendu, et appliqué bien proprement.
Alors mon avis global sur la chose : a total waste of time and money.
Ouais, j’ai les mains manucurées, et le résultat ne me fait pas couiner de bonheur. Cette séparation nette entre l’ongle et la chair, je suis pas certaine d’y voir un esthétisme supplémentaire. (et là j’entends qu’on me crie « Béotienne !! » du fond de la salle). Je continuerai à me peinturlurer le bout des doigts pendant un épisode de serie, sur mon canapé !