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Archives du mois : février 2012

Le livre numérique va-t-il tuer le papier ? *

* Je ne suis pas peu fière de mon titre assez putassier et racoleur, et qui n’a pas grand chose à voir avec le contenu de la note, ceci dit.

Alors, la liseuse, cet etrange animal ? J’entendais parler du Kindle depuis un bon moment avec une certaine indifférence. Je n’aimais pas le design de la chose, déjà, je préférais ne pas acheter un produit lié et developpé par Amazon. Donc, je voyais ça avec un intéret lointain, jusqu’a ce qu’en bon mouton, je m’intéresse à celui que Miss Sunalee avait choisi chez Sony. (beaucoup plus joli que le Kindle ! ). L’intéret n°1 de cet appareil pour moi, ce n’était pas de remplacer les livres : j’aime trop ça. J’aime l’odeur de l’encre, et le toucher du papier. J’aime feuilleter mes livres, et les commencer par la fin si ça me chante. J’aime les entasser, les ranger, les relire…

Mais quand je pars en vacances, j’en avais vraiment marre de devoir embarquer 10 kg de bouquins dans ma valise (parce que vu le poids ridicule qu’on peut embarquer, c’est livres ou ptites culottes de rechange, c’est ça ? ). Sans compter la crainte de tomber à court de lecture pendant mes vacances. L’horreur. (Au comble du désespoir, il y a deux ans, j’ai lu un Guillaume Musso, abandonné dans un guesthouse sudafricain. Même avec une insolation, j’ai vraiment pas trouvé ça à mon gout. On notera mon admirable réserve. Par contre, je digresse encore en disant que j’aime bien le principe de déposer des livres dans des guesthouses. En général, il y a une bibliothèque, et on peut se servir, à condition de laisser autre chose en échange). Mais là, avec mon joujou, c’est FI-NI. Plus jamais a court de lecture, et si j’ai envie de passer ma journée à lire sur une plage, je ne dois plus m’inquiéter de l’état des stocks. (Certains jours, je maudis la prof qui nous avait formés à la lecture rapide. Elle a signé ma ruine ce jour la. ) J’ai de la lecture dans le train, dans le bus, dans un salon de thé, partout ! Et quand on est une droguée de la chose écrite dans mon genre, c’est le bonheur.

L’écran est tactile, c’est assez pratique, même si je ne suis pas trop douée (je selectionne toujours le mot à coté), et le confort de lecture est là. C’est infiniment plus agréable qu’un écran rétroéclairé. On peut régler luminosité, contraste et taille de la police de caractère (très pratique pour lire des fichiers pdf). J’ai l’impression de jouer avec un Telecran pour adultes chaque fois que je change de page. Il est léger, et le format se loge facilement dans une main.

Mais me direz vous, chère Maryse, cette merveille a-t-elle des points négatifs ?

Alors, je dirais, et j’enfoncerai une porte ouverte que tout agréable que cette innovation soit, ce n’est pas un livre. C’est un accès au contenu sans le contenant. Ce n’est pas aussi agréable qu’un livre, ça ne sent rien du tout, ça ne fait pas de bruit, ça n’a pas de jolie couverture, ça ne se feuillette pas, et ça ne porte pas les marques habituelles d’un livre qu’on a beaucoup aimé et relu. D’ailleurs, pour moi, ça n’a pas vocation à remplacer le *vrai* livre et j’en achète toujours autant. Par contre, tout ce qui est lecture légère (genre chick lit et bit lit), je n’aurai aucun scrupule à les passer en numérique. Pour beaucoup, les couvertures sont si moches que c’est tout juste si j’ose lire ça en public.

J’allais aussi parler du prix du livre numérique, et j’avais parlé d’amortissement, economies d’echelle, cout marginal, couts fixes de production, transport et couts de stockage. Parler d’industrie sur mon blogounet, une grande première, j’avais pourtant dit que jamais jamais jamais. Mais en fait, ça en discute entre professionnels de ces métiers là chez Armalite, donc je vous renvoie la bas pour plus de précisions. Juste en disant que si le livre numérique se maintient au prix d’un livre de poche, ça me donne très envie de privilégier l’edition papier après tout.

D’un autre coté, je ne vais pas payer deux fois non plus. Pour un livre à peine sorti, je comprends une différence de prix. Pour un livre un peu plus ancien, il est raisonnable de penser que les couts fixes de production du livre ont déjà été amortis par la production de l’edition « physique » et que donc pour l’edition numerique, on ne doit plus intégrer les heures machines de production, les salaires du personnel pilotant les machines, le stockage, le transport vers les différents dépôts puis distributeurs…

Bref, c’est un sujet dont je ne veux pas déposséder  les professionnels de ces métiers (  je suppose que le flux de production d’un livre n’est pas extraordinairement différent d’un sac de clous, pour schématiser, mais je préfère ne pas m’avancer. )

En clair : je suis contente de mon achat.

Merde, les blogs et les chatons !

Un long  week end sans notes. Si la prédiction d’Armalite s’est réalisée, il doit manquer des blogs et des chatons quelque part…C’est l’épidemie là ou je travaille, et mon système immunitaire lutte vaillament (enfin, disons qu’il fait ce qu’il peut). Le chat m’empêche de faire la sieste en plus.( me marcher sur la tête, c’est nettement plus drôle). Donc, je m’effondre comme une vieille (crotte) sur le canapé, et à part m’endormir 2 minutes après le début d’un quelconque épisode de serie…

Ah, si hier soir j’ai eu le temps de faire les ongles d’une main ( avec le bleu Peacock d’American Apparel, et une couche du top coat holographique Essence) et puis je me suis endormie avant de faire l’autre. Devant Sherlock Holmes, misérablement vers 21h30. Ma bonne dame, l’âge me rattrape. Demain, je tente de faire l’autre main, et je vous parle de la liseuse qui était censée m’aider à tenir en respect la prolifération livresque chez moi, mais en fait pas du tout.

Snob, mais …

A me lire, on pourrait penser que je suis une infâme snob qui passe son temps à répondre aux mails de la police de la mode et du bon ton. Mais non. Même si j’ai un penchant pour les produits Kiehls qui sont odieusement trop chers, et que mon budget cosmétiques mensuel est …dodu dirons nous, ça ne m’empêche pas de m’enthousiasmer pour des produits dans toutes les gammes de prix.

Surtout en ce qui concerne les vernis. Je suis en général très contente des vernis Catrice, Essence, ou même certains de chez H&M. Maintenant, quand je craque pour un vernis OPI, j’ai l’impression de faire sauter la banque. Et la semaine dernière, je suis tombée sur un dupe très crédible du Péridot de Chanel. C’est le  « Genie in a bottle », de la nouvelle collection. Nouveau pinceau plus pratique, opaque en deux couches, et tenue très raisonnable, je suis bien contente de m’etre laissée tenter.

Et vu que je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin, j’ai décidé de tester les rouges à lèvres « Ultimate color » : crémeux et assez pigmentés. J’ai choisi un orangé avec une pointe de rouge, le « Go Juicy ».  Mon avis : une belle couleur bien pigmentée, une tenue la aussi tout à fait raisonnable (dans la lignée de mon Rouge Allure Chanel), et aussi un tube en métal assez lourd en main, et qui ne fait pas trop cheap.

Le bemol : je n’aime pas la forme du raisin tout pointu, mais là, c’est vraiment chipoter…A ce prix là, il y a des chances pour que je teste aussi le « Lobster Love« , un rouge rosé….

Demain, je vous parle encore de produits pas chers. (si, si !!)

Aujourd’hui, ronchonneries

Parce que je suis une petite vieille et une banlieusarde. Comprendre, quand je veux aller faire un tour à la capitale, je dois prendre la voiture ou le train, même si c’est pas loin. Et parfois, il m’arrive de vouloir sortir tard le soir, pour me prouver que non, je suis pas si vieille, et que même si j’ai passé la semaine à m’endormir comme un vieux machin à 22 heures, parce que le stress, ça fatigue, je peux avoir la forme le week end. J’ai donc houspillé sans pitié (soyons honnêtes) Miss Sunalee pour aller faire un tour chez M.Wong. (soirée exotica, c’etait alléchant ça ! ). J’avais entendu dire que la salle était vraiment belle, et quand j’ai une idée dans la tête, c’est pas dans le derrière qu’elle est.

Mais le probleme, c’est que ça commence à 23 heures, et que même si c’est appelé « bar », ben c’est pas un bar. Je vais en revenir à mes ronchonneries précédentes. Lorsque j’ai tenté les soirées burlesques à Bruxelles l’année dernière, elles ont été la source d’une abondante frustration parce que : ça commençait hyper tard. Et surtout ça commençait en retard. Très en retard. Le genre de retard qui donne envie de taper sur l’organisateur à grand coups de montre pour lui rappeler que l’heure, c’est l’heure.

Alors, là va falloir qu’on m’explique. Qui peut m’expliquer ce que je dois faire quand j’ai envie d’aller manger un morceau, et ensuite aller sortir mes jolies fringues ? Parce que le problème de Bruxelles, c’est que j’ai pas encore trouvé d’endroit sympa, ou je pourrais aller diner, disons vers 21h30, après avoir pris un verre ou deux ? La majorité ont une cuisine qui ferme à 22 heures..( et je ne parle pas du fritkot ou du kebab du coin, merci bien). Une fois que j’ai diné, je n’ai pas forcément envie d’aller trainer deux heures dans un café lambda bondé, pour me faire renverser une bière dessus. Ou boire du Perrier, parce que si je bois deux ou trois bières, je vais passer ma soirée à pisser, et les toilettes de bar, c’est pas que je sois spécialement chochotte, mais c’est quand même souvent particulièrement déguelasse ( ou alors c’est payant, et ça m’agace toujours en Belgique ça. J’ai payé l’entrée, j’ai payé mon verre. Je dois aussi payer pour soulager ma vessie malmenée par le houblon ?)

Alors ma grande question, c’est : ils disparaissent ou les gens ? Dans une faille spatio temporelle, le temps qu’il y ait un peu d’ambiance ? (parce que se dandiner avant deux heures du mat’ vous n’y pensez pas. On est de la night ou on l’est pas les gens ! )

Alors, vous allez me dire : ben ma grande fille, tu n’as qu’a diner chez toi, faire la vaisselle, mettre un peu de mascara, et hop, t’es partie ! Sauf que je suis vieille, et paresseuse. Moi, passé 22h30, sortir dans le froid et la pluie, et faire 20 bornes, ben je suis pas motivée du tout.

Je prends toutes les bonnes idées. Sauvez mes soirées !

(PS : et franchement, je vois pas l’intéret de mettre la musique à fond dans un bar désert. Au moins les gens pourraient passer le temps en bavardant le temps que ça se remplisse. Surtout que c’est bon pour les affaires. Parler, ça donne soif.)

A la découverte de la PAL…

Avant de tomber sur les blogs d’Armalite et Miss Sunalee, PAL, ça m’évoquait d’abord un concurrent du Canigou…Mais en fait, c’est une « Pile à lire ». Des livres no lus chez moi, c’était virtuellement inexistant. Des livres non lus entraient dans la maison, je les lisais, hop, affaire classée, au suivant ! Disons que la PAL ne devait jamais dépasser un ou deux bouquins à la fois.

Revenons un peu en arrière : moi, classifiée « boulimique de lecture » depuis que par malheur j’ai appris à associer les lettres ensemble. Je lis tout ce qui me tombe sous la main. Tout. Y compris la liste des ingrédients sur mon carton de jus d’orange le matin. Moi, donc, dans une maison pleine de livres, que je laisse allègrement trainer partout au grand désespoir parental. Dès que je retourne chez mes parents, des livres apparaissent aux toilettes. (C’était donc ça, la génération spontanée !). Mes grands parents habitaient au rez de chaussée de la maison familiale et avaient une bibliotheque bien fournie. Pour moi, le livre était donc une sorte de ressource inépuisable et abondante. D’ailleurs, j’ai beaucoup de souvenirs d’après midi d’été de lecture. Parce que déjà je trouvais qu’il faisait trop chaud pour faire autre chose. Et que les autres gosses de mon village, c’était pas mon truc (snob à 10 ans, déjà, je partais mal).

Je me souviens donc d’après midi paresseux, sur la balancelle du jardin, bien à l’ombre sous la glycine (parce qu’au soleil, ça ne va pas non ? Il fait quasi 40° en juillet dans le sud, vers 14h), avec une pile de bouquins et rien d’autre à faire que les remettre en place quand j’avais fini et en prendre d’autres. En fond sonore, cigales, bruits de piscines lointains qui me rendaient un peu envieuse, et Tour de France à la télé quand mes grand parents regardaient, à l’intérieur. Et de temps en temps, une expédition dans le congélateur pour aller piquer une glace.

Après j’ai grandi, j’ai acheté trop de bouquins, que ce soir avec mon mini budget d’etudiante, ou mon salaire plus confortable, mais le système était toujours le même : peu d’encours. J’achète des bouquins, je les lis. ( Si j’ai le temps et rien d’autre à faire, je peux y passer la journée.) D’ailleurs, voila pourquoi en vacances, j’ai toujours le terrible problème de « J’aurais jamais assez à lire pour toutes mes vacances ». Et tomber en rade de lecture pendant les vacances, c’est abominable ! Et pour Noel, je me suis laissée tenter par une liseuse (qui fera l’objet d’un post à part), qui me sauverait -enfin- de 10 kg de bagages supplémentaires à chaque voyage. Plus jamais de rupture de stock, une bibliothèque bien remplie dans un si petit objet, le bonheur, en fait. Et là, j’ai sombré dans le vice. J’ai donc rempli la bête plus vite que je pouvais lire, car je trouve souvent les intégrales des auteurs. Et je pousse même le vice à en lire plusieurs en même temps. Un le matin au petit dej, l’autre pendant ma pause dejeuner, encore un autre le soir..

Et….Voilà ! J’ai donc moi aussi une PAL maintenant ! ( Je ne dois avoir que 5 ou 6 livres à lire, mais bon, c’est deja énorme pour moi… ) Disons que celle là n’encombre pas trop, la quantité de cartons de livres lors du déménagement de l’année dernière était impressionante…

Vous avez gagné 50 points d’expérience…

Hier je voulais vous parler de la découverte du concept de PAL, de ma boulimie de lecture, d’après midi paresseux au soleil avec une pile de bouquins.
 
Mais en sortant du boulot, il a fallu s’occuper du félin domestique qui squatte le canapé. Félin domestique transformé en scie musicale depuis quelques jours et nous tapant sérieusement sur les nerfs. On appelle donc le vétérinaire qui parle d’une possibilité de cystite due au stress (quoi, on aurait osé baisser le chauffage ? ), et qu’il faudrait lui amener un échantillon d’urine ET un enregistrement des miaulements du chat chez lui. Heureusement, la dite bestiole est coopérative et décide d’aller déposer sa noble offrande quand l’homme raccroche. Pendant ce temps, moi je joue au preneur de son en courant derrière le chat avec mon téléphone.
 
On amène le tout. Effectivement, quand elle entend le concert de « miaeeooooooooow » le commentaire est « Ah, oui, c’est vraiment pas normal ». Les analyses de l’urine lui montrent qu’effectivement il y a quelque chose de pas normal… »Il faudrait que je voie le chat, finalement. Vous pouvez aller le chercher ? » Retour donc à la maison, mettage de chat en boite, puis boite en voiture. Concert de scie musicale sur 6 km. J’ai l’impression qu’on m’a passé le nerf auditif à la lime à ongle. Perruche dans la salle d’attente du vétérinaire. Envie de faire bouffer la perruche au chat pour leur couper le sifflet à tous les deux.
 
Le chat nous jette un regard offensé du genre « Vous m’avez ramené chez la dingue qui me torture ? Miaou pourquoooooi ? », quand on le sort de la boite pour l’examen. J’avoue que je me sens un peu coupable quand je vois que ce pauvre chat n’en mène vraiment pas large. (Je suppose que je ressemble au chat, chez le dentiste). Mais une pensée fort peu charitable me vient. « Ah tu miaules moins, ici, hein ? Tu fais moins le kéké.. »
Finalement, la vétérinaire préfère garder le chat deux ou trois jours pour chercher d’ou vient l’infection qu’elle pense avoir détectée. Retour à la maison, il est 20h45…
 
« Et on veut vraiment des enfants ? » lance l’homme.
 
Mon grognement en réponse n’est pas vraiment encourageant. Oups, j’ai encore oublié de passer à la pharmacie. Je crois que j’essaie de m’envoyer des signes que je ne veux pas voir.
Ecroulage simultané de deux trentenaires dépassés par les évènement devant le dernier épisode de The Big Bang Theory. Dodo…

Spoilers et séries

Avant de vous parler séries, je vais vous parler spoilers. Ce qui est pour moi un spoiler, et ce qui ne l’est pas. Déjà, j’admets et j’assume une immunité totale à la chose. Ce qui fait que souvent, un détail parfaitement anodin que je mentionne déclenche des hurlements du style « Mais spoile pas !!!!!! Je veux rien savoir !! »
Pour donner des exemples :

-Dans Roméo et Juliette, Juliette meurt à la fin. Pas un spoiler
-Dans les films de cowboys et indiens, les indiens et les cowboys à l’âme noble meurent à la fin. Pas un spoiler.
-Dans les livres de GRR Martin, plein de personnages meurent dans le dernier tome. Pas un spoiler non plus. ( Vu que les personnages tombent comme des mouches, ahaha, quelle surprise )
-Dans Harry Potter, Dumbledore meurt page….C’etait un spoiler. Depuis le temps, plus trop, hein ?
-Dans Downton Abbey, est ce que Lady Mary va épouser Carlysle ou Matthew ? Si je vous le dis, c’est un spoiler.

Bon, tout le monde a compris ? Je peux vous parler de Hell on Wheels alors. Regardé sur recommandation de Miss Sunalee. Parce que je suis très bonne cliente de series en costumes. ( La saison 1 de Downton Abbey ? Un week end…)
Alors, j’ai fini les 10 épisodes, ça veut dire que j’ai aimé suffisament pour que j’aille au bout car je suis volage en séries. J’ai eu peur de la comparaison avec Deadwood, et finalement, pas vraiment ( ou même pas du tout). Si je devais trouver des ressemblances, je taperais plutot dans le péplum à grand spectable avec du Russell Crowe dedans.
J’ai aimé le coté grande épopée américaine, vue au travers des détails, et ce que j’ai préféré, ce sont trois scènes de la série, qui valent, à mon très humble avis qu’on se penche dessus. ( que je ne vais pas trop détailler, parce que je suis bien bonne)

- Une longue tirade en tout début de saison, par Durant, l’entrepreneur sans scrupules et avide de gains.
- Une scène entre deux anciens esclaves noirs qui travaillent à la pose des rails
- Une scène ou un personnage féminin fait eclater les conventions sociales en vigueur parmi la bonne société de Chicago.

Par contre, si certains personnages sont intéressants et developpés un peu en dehors des archétypes courants, certains justement paraissant assez monolithiques, et prévisibles. Le personnage de  Lily, veuve d’un ingénieur n’hésite pas à monnayer les informations recueillies par son mari pour se faire une place dans la communauté, et non pas simplement courir de la protection d’un homme à un autre. Le grand méchant de l’histoire, par contre, est très prévisible, ce qui est dommage. Longue silhouette, vetue de noir, chapeau noir, répliques sarcastiques et cruelles, le tout fonctionne à merveille, mais j’aurais aimé un peu plus de nuances. Petit reproche aussi que je ferais : amateurs d’intrigues menées tambour battant, passez votre chemin. C’est davantage une serie d’ambiance, et je ne peux pas dire que l’intrigue aie vraiment progressé en une saison. Du remplissage pour la saison 2 ?

C’est parfois un peu kitsch et grandiloquent dans certains paysages et ralentis (mode « I’m a poor lonesome cowboy ») et dans un environnement aussi dur, rude et violent au quotidien, félicitations du jury aux prostituées de l’endroit pour leur teint parfait et leurs joues fraiches et roses en toutes circonstances. Quand on vous vante les mérites du grand air !

En bref, une bonne série pour les amateurs de series d’époques, de fans de western ( et de Red Dead Redemption) à laquelle je mettrais entre un 6 et 7 sur 10…

Aventurière de l’extrême !

J’ai tenté une aventure de l’extrême samedi. Un truc qui m’a fait repousser toutes mes limites, exploser mon self control, et me dire que le mental fait tout.
Je suis allée me faire faire une manucure. Sachant que pour moi, c’est à peu près l’équivalent d’un concert de craies qui couinent en choeur sur un tableau. ( pour ceux qui craignent). J’ai une détestation profonde de la lime à ongle. Si quelqu’un se lime les ongles à coté de moi, ça me donne envie de taper. Si en plus c’est avec une lime en carton, ça me donne des envies de sang sur les murs.

Parce qu’avouons le, j’étais aussi vierge des ongles que je le suis toujours du sourcil. Oui, à mon age canonique je ne me suis jamais épilé les sourcils, et mes ongles, eh bien, je me contentais de les couper quand ils devenait trop longs. Et la forme, me direz vous ? La belle affaire, je les préfère très courts. J’adore les vernis de couleurs tout a fait improbables, mais sur ongles courts.
Bref, je digresse. Ayant lu ça et là sur la toile, qu’on ne déconne pas avec les ongles ( en gros, si on a l’ongle « wild », c’est NE-GLI-GE. Moi je pensais que c’était avoir les ongles en deuil et le vernis écaillé, mais soit.) je me suis dit que je pourrais peut être tenter le coup. Et peut être même y prendre goût, qui sait ?

J’ai donc pris rendez vous pour une manucure dans un endroit proooouuut de la capitale ou j’aime bien aller acheter de la cosméto de temps en temps, parce que . Parce qu’à y être, je me suis dit qu’il fallait faire péter le grand jeu. Donc rendez vous, après un tres bon massage.

La manucure est charmante, un peu ennuyée par mes histoires de limes à ongles, mais confiante qu’on va s’en sortir. Ils sont pas mal abimés par le froid, en plus, donc, elle les coupe avant de faire quelques essais. Finalement, c’est la lime en métal qui est la moins désagréable ( et pourtant, apparement, ce sont les pires pour les ongles) et le moment n’est pas si abominable. N’empêche que 10 ongles c’est long, et que le résultat est ma foi…anecdotique. ( ou alors je m’en fous, c’est bien possible aussi).

Par contre, par contre, quand elle attrape son petit outil en métal pour repousser les cuticules, là…Nom de nom, c’est nettement plus désagreable. (Dans mon échelle perso : largement au dessus de la visite chez le gynecologue, moins affreux qu’un détartrage chez le dentiste). Elle me vaporise un truc sur le bout des doigts, et oh…ça pique. Et si ça pique, c’est parce que ça saigne ! WTF ? Visiblement ça n’a pas l’air d’emouvoir la demoiselle qui me dit que ça va s’arrêter, et que ça saigne parce que j’ai appuyé sur mes doigts en faisant un SMS ( à Miss Sunalee en plus !).
Bref, la je commence à me dire, que mouiii. Pas mon truc, mais je peux pas partir comme ça non ?

Surtout que je comptais essayer un des vernis Deborah Lippman, pour voir s’ils valaient le coup. J’ai donc testé « Lady sings the Jazz » : un bleu nuit avec des paillettes argentées, très joli, avec un tres beau rendu, et appliqué bien proprement.

Alors mon avis global sur la chose : a total waste of time and money.

Ouais, j’ai les mains manucurées, et le résultat ne me fait pas couiner de bonheur. Cette séparation nette entre l’ongle et la chair, je suis pas certaine d’y voir un esthétisme supplémentaire. (et là j’entends qu’on me crie « Béotienne !! » du fond de la salle). Je continuerai à me peinturlurer le bout des doigts pendant un épisode de serie, sur mon canapé !

Demain il neige…

Enfin, disons que le blizzard nous attends. J’ai posté !

Sous titre : sous la menace.

Ce matin, j’ai reçu une affreuse menace « Chaque jour ou tu ne postes pas sur ton blog, Dieu tue un bon blog ». Bon, déjà qu’il n’y pas grand chose, je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose avant de ne plus avoir quoi que ce soit à lire. On ne peut pas lire QUE Neal Stephenson quand même.

Pourquoi je ne bloguais plus ? Alors, honnêtement, je pourrais en écrire des pages et des pages, mais au final la réalisation très honnête que des histoires ordinaires d’une vie ordinaire, ça ne passionnait pas forcément les foules à la longue.

J’ai toujours eu le cul entre deux chaises : trop dilettante peut être pour choisir un domaine d’expertise, m’y tenir, et éblouir le monde de mon érudition ? Donc, le fait est que les blogs mode m’emmerdent depuis quelques mois déjà. Et un des seuls que je lisais encore, The Satirialist, vient de fermer. Les blogs mode m’emmerdent parce qu’ils fonctionnent en circuit fermé, comprenez, le nez sur le nombril. D’un à l’autre, c’est pareil. J’ai aussi haussé mes sourcils de stupéfaction navrée quand j’ai découvert le « haul » l’année dernière.

Déballer ses fringues et ses trouvailles shopping devant sa web en poussant de petites exclamations extatiques. AU SECOURS. Il y a quatre ou cinq ans, j’étais tombée sur un site qui était un embryon de réseau social et proposait aux gens de se connecter entre eux en fonction des objets qu’ils possédaient. Pas seulement leurs gouts, mais les objets. J’ai pas d’Ipad, ne deviens pas mon ami surtout…(si quelqu’un se souvient du nom de ce site, par contre…)

Et surtout parce que beaucoup reprennent certains tics de rédaction de magazines féminins. Des tics qui m’horripilent. Le « On » et le « Nous les filles », le « it-bag »,  les  noms à la con de couleurs, les anglicismes snobs . (j’ai toujours envie de tirer à vue sur les gens qui disent « Tangerine » ou open toe. ).

Pour le « On » j’ai toujours entendu répéter que  « On est un petit cochon », et que si on avait inventé « nous » comme pronom, c’était pas pour les chiens.  (Mais dans « nous les filles » ça ne passe pas non plus). Cette sorte de fausse connivence me stresse.
Lu cette semaine « On veut toutes un perfecto en cuir comme Lisbeth Salander dans Millenium ». Vous avez pas le choix. Vous voulez toutes un perfecto en cuir. Répétez après moi. Vous voulez toutes un perfecto en cuir…

Entendons nous bien ( parce qu’il ne faudrait pas croire que j’aime Zaz, les turbans et les pantalons bouffants, après cette charge). Je suis la première à adorer le vernis à ongles, et le collectioner, à faire du shopping, à avoir trop de chaussures, et à claquer mon argent dans des futilités. Mais j’aimerais qu’on ne s’adresse pas à moi comme à la dernière des pintades.  L’utilisation du cerveau et du rouge à lèvres ne sont pas incompatibles.

On m’a proposé aussi de parler de mes lectures, ou de ce que j’écoute, ou regarde. Si vous n’attendez pas de grands avis argumentés, et que le mot de spoiler ne vous fait pas spécialement frémir, il se pourrait que je m’y remette. Et je risque beaucoup de dire « merde ». A vos risques et périls.

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